Monde de l'aventure

Seul sur la mer immense

Seul-sur-la-mer-immense-2« …  ce long voyage vers un avenir incertain… p. 22

Vivre d’un espoir qui ne veut pas mourir…

 

Londres, années ’40, des enfants mis sur un bateau deviennent des enfants migrants; un frère et une sœur sont séparés pour des motifs simplement organisationnels. Seule une clé demeure un lien entre eux. Le garçon, expédié en Australie, connaît une vie faite de hauts et de bas. Au soir de sa vie, il la raconte avec persévérance et réticence, car il a foi en la pérennité d’une vie racontée. Adulte, sur le point de mourir, il croit encore en la possibilité de retrouver sa sœur qui lui a confié cette clé porte-bonheur.

 

Un beau et bon roman; une histoire pleine de tristesse comme sait en raconter, M. Morpurgo. Ses personnages vont de l’avant malgré tout, ils vont vers leur destin et leurs rêves. Les personnes qu’ils croisent les aiguillonnent chacun à leur façon. Ce roman raconte tout simplement une vie, une vie faite de quotidien et d’humanité. L’amitié y joue un rôle primordial et la bienveillance de certains personnages envers Arthur donnent à ce récit une note d’espoir en l’autre. Cette histoire est, à mon avis, une confidence sur l’espoir à maintenir pour survivre sans trop d’écorchures. La deuxième partie du récit est racontée par Allie, la fille d’Arthur. Un beau morceau d’aventure en mer; toutefois, je l’ai trouvé un peu trop long. J’ai eu l’impression de perdre de vue Arthur. À lire par ceux et celles qui apprécient les romans feutrés, les histoires sans tambour, ni trompette, mais combien émouvante. Rachel Boisvert

Morpurgo. Michael

Gallimard, 2009

293 p.

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