Monde de la Science fiction

Delirium

Delirium« Mon Protocole aura lieu dans quatre-vingt-quinze jours, exactement le 3 septembre. À la date de mon anniversaire. » p. 13

 

Un monde sans émotions peut-il être un monde idéal?

 

Léna arrive en fin à l’âge du « Protocole ». Elle sera bientôt immunisée contre le terrible fléau qu’est l’amour. Avant elle doit subir une évaluation en vue d’être appariée. En effet on lui choisira un mari, on fixera le nombre d’enfants, on désignera le lieu de résidence. Bientôt le grand bonheur, après le Protocole, bien entendu. Une vie de rêve, quoi!  Le jour de l’évaluation sa confiance commence à se fissurer au souvenir de sa mère. L’évaluation dérape un peu en raison de ses réponses inattendues et surtout non approuvées. Le tout foire en raison d’un troupeau de vaches envahissant la salle. Il faudra tout rependre et prendre garde de ne pas déraper la prochaine fois, elle a tellement hâte d’en arriver à être mise à l’abri du danger. Toutefois, cet intermède devient l’ouverture sur un monde caché et secret.

 

Un bon roman dans la veine de la science fiction sociale. L’intrigue autour de la mère et le rôle d’Alex sont de précieux atouts pour relativiser les principes du bonheur condamné par l’État. Les Invalides en quête de l’amour au prix d’un exode social ont-ils raison?  Léna et Alex sont le tandem mettant en relief la société aseptisée de cette terrible maladie libre d’aimer et celle libre d’aimer. L’écriture est agréable. La traduction ne heurte pas. Quatre cents pages d’avancées et de reculs dans une quête profondément humaine. Rachel Boisvert

 

Oliver, Lauren

Hachette, 2011

Black moon, 452 p.

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