Monde des émotions, 1

Adieu Bogota

Adieu Bogotta« Chère Jeanne, elle était si bonne. » p. 16

Deux femmes intemporelles…

Dans un hospice parisien, deux femmes s’apprivoisent : Jeanne est parisienne et Marie, antillaise. Tout d’abord, Marie raconte la vie de Jeanne qui vient tout juste de mourir. Cette dernière s’est retrouvée là faute de mieux après une vie vouée au bonheur de son fils. Elle y vit sereinement, sans amertume et sans chimères, elle tisse avec chacun des liens amicaux. Sa petite philosophie de vie anime ses pensées et ses actes. Elle croit que chacun demeure un enfant et que chacun est unique. Jeanne a obtenu la promesse que Marie continuerait à écrire. Puis ensuite, Marie brosse le tableau de sa vie étonnante. Elle y relate l’enchainement de ses choix et dévoile comment et pourquoi elle a choisi de dire adieu à Bogota.

Un roman réaliste, humaniste, émouvant et dégageant une grande sérénité. Jeanne et Marie sont des femmes qui ont connu un grand amour et qui malgré nombres déboires, ne garde aucune amertume de leurs choix de vie. Sans tambours, ni trompettes, elles ont eu une vie intense dans l’ombre et elles ont su lâcher prise sans trop de heurts. Ce sont des figures intemporelles et universelles des relations émotives entre les êtres. L’écriture y est agréable. Des touches poétiques scintillent ici et là. La vie de ces personnages ne s’habille pas de gris, mais se déploie dans une lumière chatoyante. J’y ai retrouvé des femmes à la hauteur de Télumée, Héroïne de « Pluie et vent sur Télumée Miracle» de Simone Schwartz-Bart. R. Boisvert

 

Schwartz-Bart, Simone et André

Seuil, 2017

266 p., Roman

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