Mondes imaginaires

Voyageurs de la nuit

voyageurs-de-la-nuit-01« … et un caillou de la taille d’une bille termina sa course directement dans l’œil  jaune de la bête. » page  p. 13

La nuit semble peuplée d’êtres à éviter…

Lors d’une nuit sombre, une fillette est tirée d’une situation angoissante par un garçonnet passant là par hasard. Mais, est-ce vraiment un hasard? Le calme d’une chambre est perturbé par un signal d’alarme, un médecin vient rapidement prendre les choses en mains auprès d’un patient mystérieux. Des lendemains plus légers viennent momentanément alléger le récit, un mariage sera célébré. Une grossesse désirée est annoncée. Toutefois, les angoisses de la nuit reprennent du service, l’épouse fait d’affreux cauchemars qui minent son existence, une menace pèse sur Sam, son époux. La consultation d’une cartomancienne vient foutre le bordel. L’épée de Damoclès demeure au-dessus de la tête de Sam. Max prend le contrôle de la situation, tout devrait rentrer dans l’ordre. Cependant, un nouveau joueur vient brouiller la donne : une entité inconnue prend possession du corps de Sam. Ouf! Bienvenu dans le monde des « marcheurs de rêves ».

Un roman de suspense dont on pourrait très bien tirer un film ou une télésérie. Le style d’écriture m’a donné l’impression de visionner l’un ou l’autre. Le monde des « marcheurs de rêves » est riche en situations insolites qui maintiennent l’intérêt. La dualité de la narration, partagée entre l’enquête policière et la traque des marcheurs, est adroitement élaborée. Les personnages sont crédibles, le monde ordinaire est ordinaire à souhait et le monde policier est conforme à l’idée que l’on peut en avoir. Le monde des marcheurs de rêves y est ténébreux, étrange, énigmatique. L’intrigue tient la route et Max, le meneur du jeu, est  vraisemblable. Bien entendu, avec six cent pages de texte, le lecteur se méfie quand les situations se calment quelque peu. Il faut se méfier jusqu’à la dernière page… tout ne finit point là, une suite imprévisible s’annonce. Une lecture captivante pour amateurs de fantastique. R. Boisvert

Lafond, Alain

Onirium, 2012

615 p.; Dreamwalkers, 01

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